style torturé
Aujourd'hui mon esprit est embrumé. Je ne sais plus quoi penser, croire. D'un côté je me sens très flattée que l'on compare mon écriture à celle de grands poètes, mais de l'autre j'ai l'étrange sensation de n'être qu'un sous-produit copiant ces grands auteurs. Au départ j'avais créé ce blog pour y craché mon venin, mon cancer. Peut m'importait d'être lue ou pas. Aujourd'hui, je dois le reconnaître, j'aime assez être lue. Un paradoxe de mon âme tordue que j'ignorais. Être comparée à ces génies de la poésie, m'éffraie quelque peu. Ai-je donc si peu de talent? Ou plutôt devrais-je dire de style personnel pour n'être qu'un pale ersatz ? Je n'ai jamais chercher à copier qui que ce soit. Les mots viennent dans ma tête, je les écris comme une prose. Puis en relisant je transforme cet écrit en poème. Je renvoie à la ligne après le mot le plus important, corrige les fautes que je reconnais. Parfois je remplace par un synonyme pour faire rimer. Mais c'est tout. Peut-être suis-je trop influençable par ces auteurs....... Mon ego est très flatté de ces comparaisons, mais mon âme est trop torturée pour savourer.........
Cendres lymphatiques
Dans les trames noires de nos ivresses sépulcrales
Tu t'endors tel un foetus sur mon charnier.
Tournant le dos aux vautours lymphatiques
De tous ces scriptes chimériques,
Tu renonces à ta vie squelettique.
Rosée du désespoir,
Tu m'emportes dans le noir
Apaisant de mes synapses cramés.
Rejoins ton ivoire lunaire sur mes chimères.
Loves-toi dans mon âtre, brûlant nos cendres.
J'attends l'heure du néant
Comme tu danses sur mon catafalque,
Saoules-toi de ces rythmes insolents,
Et viens mourir dans mon corps indolent.
Perdue dans ta névrose passive tu t'endors
Sur les affres de ton corps mutilé. Mais jouis de ton amour évadé.
Auteur à lire
Double sensualisation
Une voix.
Pas encore de mot.
Si peut-être,
Mais ne pas percevoir le sens des mots,
Juste une mélodie.
Un ton.
Une sonorité.
Un rythme.
Cette voix qui parle au coeur,
Qui parle à l'âme;
Mais aussi au corps;
Comme une musique.
Sensation, émotion
Frisson.
Une voix qui emporte ailleurs
Qui pénètre
Qui s'intériorise.
Et puis la voix porte des mots.
Des mots tendres,
Des mots-caresses,
Des mots en couleurs,
Des mots en ardeur,
Des mots brûlant de douceur,
Des mots pour les sens;
Double sensualisation.
Ces mots ont été rêvés par : Presque Poète
nunno Bettencourt
J'avais oublié le plus beau mec au monde! :lol:
O.K. Un peu speed la musique, mais sacré manchot sur ses washburn !!!!!!!!!!!!!!!!
Auteur à lire
Vouloir tes lèvres.
J'aime trop les mots pour les tordre
J'aime trop tes lèvres pour les mordre
Et que penser du désordre
Moi qui n'aime pas les ordres
Le moine est dans les ordres
Prière de ne pas déranger
Désordre mental
Ordre ornemental
Ne pas en démordre
Désir des ordres
Désir de désordre
Désirer sans ordres
Ire, des ires
Tordre les maux
Le désordre !
Le désir !
Ne pas en démordre
Vouloir tes lèvres.
Ces mots ont été rêvés par : Presque poète
Etienne sait utiliser les mots et nous faire rêver avec. Merci .
